OCCURRENCE: |
200181 accreditee
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CONTEXTE: |
Ille a fui le duché de Bretagne à cause de l’infirmité, la perte de son oeil qui, pense-t-il le rend indigne de la femme Galeron, s’est fait engager comme soldat. Il se fait donner des armes usagées et un simple cheval de charge. |
COTEXTE ET CITATION: |
Li grant chevalier enbarni l’ont mout gabé et escarni, car armes a, quels qu’eles soient, sin jabent tolt cil qui les voient. Grans gas en font et grans risées sis ont le jor molt devisees, qe les plus bieles qui i sont. Les chevaliers d’importance, du haut de leur grandeur, l’accablent de moqueries, car chaque pièce de son armement suscite la moquerie chez ceux qu’il encontre. Et l’on se moque, et l’on rit ! Les armes les plus somptueuses n’attirent pas, ce jour-là, autant de commentaires. (39) |
NOTES: |
P. 92, v. 2093-2094 ; trad. p. 39. Voir les moqueries à l’égard de Tristan déguisé en lépreux dans Béroul et de Gauvain déguisé en marchand dans le Conte du Graal. |
SOURCE: |
Gautier d"Arras, Ille et Galeron. Paris: H.Champion, 1988.Edition Yves Lefèvre.
Traduction Delclos et Quereuil, Paris, Champion, 1993 |
CHERCHEUR/E: |
Jeay M. |
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